La situation à Kiev s’assombrit de jour en jour. La Russie a intensifié ses attaques de drones et de missiles contre les infrastructures énergétiques de la capitale ukrainienne, qui étaient restées relativement épargnées jusqu’à présent depuis la deuxième invasion russe en 2014.

Le système de défense aérienne Dôme de Fer s’affaiblit et est au bord de l’effondrement, tandis que le maire de Kiev, Vitali Klitschko, exhorte les alliés à intensifier de manière cruciale leurs livraisons de matériel, dont les Ukrainiens ont désespérément besoin, afin de les protéger et de les défendre contre l’assaut des drones et des missiles cet hiver, qui menacent de plonger les habitants de Kiev dans des souffrances indicibles et de les contraindre à la soumission.
Les Russes ciblent des installations d’approvisionnement en énergie non militaires dans toute la région, en violation du droit international, car ces cibles sont de nature non militaire, notamment des centrales à gaz naturel, des centrales à charbon et des centrales électriques.
Ces bombardements sont censés saper le moral des civils innocents, tandis que la Russie maintient son offensive, alors que des négociations de paix et surtout des garanties de sécurité se profilent à l’horizon, notamment une exigence de la Russie concernant les frontières, qui impliquerait l’annexion à la Russie d’une partie importante du territoire ukrainien d’avant 2014, là où se trouvent actuellement les troupes russes.

La plupart des experts juridiques estiment que ces attaques incessantes et continues constituent une violation du droit international humanitaire (DIH) car elles dévastent les conditions de vie des populations, leur causant une détresse extrême et des souffrances inouïes.
La Cour pénale internationale (CPI) a même émis des mandats d’arrêt à l’encontre de plusieurs ressortissants russes considérés comme responsables de ces atrocités commises contre des civils, dont le président russe Vladimir Poutine.
Selon l’application du New York Times, les civils ukrainiens touchés par ces attaques souhaitent majoritairement que l’Ukraine fasse la paix, même au prix de pertes territoriales, afin de ne plus être bombardés et de ne plus subir les inconvénients considérables, les souffrances incalculables, la faim et le froid de l’hiver, sans chauffage, avec un accès limité à l’eau et des réserves de nourriture qui s’amenuisent.
De nombreux habitants de Kiev n’ont pas eu d’autre choix et ont été contraints de fuir désespérément la capitale pour se réfugier chez des amis ou des proches dans les environs ou même plus loin.
