Les Ukrainiens réaffirment leur détermination à ne jamais céder la Crimée.

L’analyse récente de l’interview du président Donald J. Trump, diffusée mercredi et rapportée hier par le New York Times, démontre à quel point les États-Unis sont éloignés de l’Ukraine, en privilégiant clairement Moscou au détriment d’un allié stratégique démocratique et plus que méritant pour ce siècle et les suivants.

Réfugiés fuyant l’Ukraine au début de la guerre.

Les Ukrainiens continuent de se battre avec acharnement pour retrouver, en toute souveraineté, les frontières de 2014, y compris la Crimée.

De notre côté, nous sommes bien trop sensibles aux exigences russes. De manière absurde, nous nous inquiétons de la réaction russe face à la présence de troupes européennes et américaines qui ne font que défendre, et je dis bien uniquement défendre, les frontières établies après la signature des accords de paix.

Malgré la capacité nucléaire du missile Oreshnik tiré en direction de l’Europe, celui-ci pourrait être abattu par des systèmes de défense sol-air, même en volant à une vitesse de 8 000 miles par heure.

Système de défense antimissile sol-air américain Patriot

Cela étant dit, nous, et je dis bien l’ensemble de l’OTAN, devrions invoquer immédiatement l’article 5 dans le but de repousser les forces russes affaiblies et épuisées au-delà des frontières ukrainiennes de 2014, en prélude à la négociation d’un accord de paix juste et équitable, à la hauteur des souffrances, des humiliations et des actes de terreur infligés sans provocation au peuple ukrainien au cours de ces plus de quatre années.

Ukrainian Tank Rolling East in Defense of 2014 Borders